L’appel d’offre irrégulier n’était pas l’oeuvre d’amateurs!

Lucien FLAMANT le courageux patron de l’Estudiantine à Carcassonne, ne s’attendait certainement pas à soulever autant de « lièvres » lorsqu’il a commencé a s’intéresser de près à l’appel d’offre qui avait été lancé pour la gestion de la Cafétéria du lycée Paul Sabatier et qui devait rapporter 80 000€ par an à la société fantôme « Pause Café ».

Lucien Flamant a présenté les documents qu'il allait joindre à sa plainte.

Aujourd’hui, après sa plainte déposée pour délit de favoritisme, l’étau se resserrerait contre les personnes mises en cause et en premier lieu contre Jean-Marie MERCADAL, Proviseur et Conseiller Municipal

Dans la note établie par Jean-Marie MERCADAL intitulée « Règlement de la consultation », il demande la fourniture de tout justificatifs des garanties professionnelles et financières des candidats et notamment les pièces établissant l’aptitude à assurer la continuité de la délégation du service public et de l’égalité des usagers dans le respect des dispositions législatives, réglementaires et des recommandations relatives à l’hygiène, la sécurité et l’équilibre en milieu scolaire.

Il demande la totalité des documents obligatoires aux postulants tels la déclaration sociale et fiscale avec état annuel, les certificats délivrés par le trésor de la localité d’imposition ou à défaut la liasse 3666 avec les certificats sociaux de la structure de l’entreprise.

Il communique même les donnée chiffrées sur les effectifs et chiffre d’affaire prévisionnel, 1295 élèves pour l’année 2012/2013, 180 membres du personnel et 80 000€ HT de chiffre d’affaire prévisionnel.

Comment dans ce cas, imaginer que Monsieur MERCADAL qui n’ignorait donc en rien le fonctionnement légal d’une procédure d’appel d’offre qu’il avait lui même détaillé par écrit, ai pu retenir  par « erreur » dans la commission ou il siégeait, une société qui si elle n’a jamais été enregistré, n’a pu fournir les documents requis et demandés?

Comment imaginer aussi un seul instant que ce marché de 80 000€ HT annuel aurait pu être attribué  par simple amateurisme comme le suggérait Henri GARINO le Vice Président du Conseil Régional qui devant la tournure de l’affaire, proposait de recommencer une procédure qu’il reconnaissait implicitement irrégulière?

L’enquête sur le Marché Public du lycée Paul Sabatier va-t-elle s’étendre?

En effet, les services de police judiciaire de Carcassonne, en charge de l’enquête confiée par le Procureur de la République Antoine LEROY, n’auront pas manqué de remarquer que si Monsieur MERCADAL ne pouvait ignorer les règles des marchés publics, une des bénéficiaires, qui aurait obtenu ce juteux marché, sans les interventions de Lucien FLAMANT, n’est pas non plus la « candide amatrice » comme on aurait pu le croire un instant.

Quand on sait que son époux, n’est autre que le responsable des marchés publics de l’hôpital de Carcassonne, Cadre de catégorie A, particulièrement expérimenté