Lucien Flamant, le courageux patron de l’Estudiantine aura enfin atteint son premier objectif, l’ouverture d’une enquête judiciaire sur des soupçons de délit de favoritisme dans le marché public du lycée Paul-Sabatier qui attribuait le 12 mars 2012, l’exploitation de la cafétéria à la société « Pause Café » de Mesdames Claire GIU et Muriel TICHADOU, les seules a avoir répondu à un appel d’offre confidentiel.

Carcassonne. Paul-Sabatier : une enquête judiciaire ouverte ()

Carcassonne. Paul-Sabatier : une enquête judiciaire ouverte

Appel d’offre qu’elles auraient eu du mal à ignorer puisque ce sont elles qui un an avant, le 28 mars 2011, « ont proposé au lycée l’implantation d’une cafétéria sous forme de SARL. Elles ont expliqué la démarche au cours d’un CLV et d’une commission permanente. Elles présentent le projet aujourd’hui au CA »

Le procès verbal du Conseil d’Administration du 28 mars 2011, aujourd’hui entre les mains de la justice prouve la réalité de ce marché public truqué.


Si comme le révèle le quotidien l’Indépendant, les membres de la commission d’appel d’offre vont être interrogés, il est certain que les 20 membres du CA de Paul Sabatier présent et qui déjà 1 an avant l’appel d’offre ont votés favorablement au projet de Mesdames GIU et TICHADOU auront aussi des comptes à rendre aux services de Police Judicaire, surtout ceux faisant aussi partie de la commission d’appel d’offre réunie un an plus tard le 12 mars 2012 et qui ont voté  en faveur de personnes qu’ils auront maintenant du mal à prétendre ne pas connaitre.

Messieurs MERCADAL Proviseur et GARINO Conseiller Régional, devront justifier que Mesdames GIU et TICHADOU n’ont pas bénéficié d’un traitement de faveur en venant proposer et expliquer le 28 mars 2011 un projet qui sera retenu par les mêmes le 12 mars 2012…l’explication sera délicate pour éviter le constat d’un délit de favoritisme…

La Dépêche Carcassonne. Paul-Sabatier : une enquête judiciaire ouverte

Depuis le printemps dernier, Lucien Flamant, le patron de l’Estudiantine, brasserie aussi vieille que le lycée Paul-Sabatier qui lui fait face, n’a eu de cesse de demander des comptes. En vain. À chaque demande d’informations, Jean-Marie Mercadal, le proviseur du dit lycée est resté droit dans ses bottes, balayant d’un revers de manche les griefs portés à son encontre. Pas de quoi décourager, le tenancier de l’Estudiantine, qui estime que le marché, concernant l’ouverture d’une cafétéria à l’intérieur même de Paul-Sabatier, passé entre le lycée et la société Pause Café est entaché d’irrégularités. En effet le 12 mars dernier, la commission des marchés de l’établissement a retenu l’offre de Pause Café pour assurer la gestion de la cafétéria, au demeurant celle-ci était la seule à avoir soumissionné. Comme un seul homme, tous les membres de ladite commission ont retenu Pause Café, qui n’apparaît sur aucun registre du commerce… tout comme ses deux présumées créatrices. Ni une, ni deux Lucien Flamant est passé à l’offensive en déposant plainte pour favoritisme et recel de favoritisme contre X. Hier, le procureur de la République de Carcassonne, Antoine Leroy, a confirmé l’ouverture d’une enquête qui a été confiée aux services de police. La cafétéria de Paul-Sabatier qui devait ouvrir à la prochaine rentrée reste pour le moment une coquille vide… sauf peut être pour les fonds publics. La région a en effet octroyé une subvention de 21 000 euros pour l’aménagement du futur local. En avril dernier, lorsque Lucien Flamant a découvert le pot-aux-roses, Jean-Marie Mercadal avait refusé de s’expliquer arguant qu’il s’agissait «d’un problème interne à l’établissement». Pas sûr que ce genre de réponse satisfasse les officiers de police judiciaire, lorsqu’ils auditionneront les membres de la commission des marchés.

Bruno Huet