Une pétition pour soutenir la commune de Villardonnel dans son juste combat contre le méga-complexe de La Royale.

Daniel GERI, Maire de Villardonnel poursuit le combat qu’il a entamé dès 2008, lorsqu’il a hérité du dossier de mégacomplexe sur la ZAC de La Royale.

Il nous communique aujourd’hui une pétition qu’il nous demande de diffuser à l’attention des internautes qui suivent l’actualité de notre site et en particulier ce dossier dont nous vous tenons régulièrement informé.

Pour consulter nos articles sur cette longue affaire judiciaire vous pouvez utiliser le moteur de recherche à votre disposition sur notre site en tappent « Villardonnel » ou « La Royale ».

Anticor 11 vous demande de bien vouloir imprimer la pétition  ci-dessous et de la retourner signée à la mairie de Villardonnel.

Les signataires dont nous même, les habitants de Villardonnel, son Conseil Municipal et son Maire Daniel GERI, demandent par cette pétition aux services Préfectoraux et au Conseil Général de l’Aude que si la confiance qu’ils avaient accordé en septembre 2006 à la société LBC, concessionnaire de la ZAC de La Royale est intacte, qu’ils en assument alors les responsabilités en se substituant à la commune de Villardonnel et à ses habitants.

Cette affaire, qui est l’illustration exemplaire du combat que peut mener une petite commune rurale contre les intérêts financiers et démesurés au profit  exclusif d’un groupe privé et de leur copinage locaux doit être soutenu au delà de toute forme de considération politique partisane.

Anticor11 s’associe sans aucune hésitation à l’action menée et vous invite à participer à ce soutien que nous relayons ici et à travers notre liste de diffusion de mails.

Envoyez vous aussi à toutes vos relations afin qu’elles signent aussi cette pétition et s’informent sur :

.http://www.mairiedevillardonnel.net/pages/conseil-municipal/bulletins-municipaux/dec-2011.php

Jean-Marc ALRIC

Anticor11

PETITION DES HABITANTS DE VILLARDONNEL

A L’ADRESSE DE MADAME LE PREFET ET DU PRESIDENT DU CONSEIL GENERAL

Le 15 novembre 2011, un recours contentieux était déposé devant le Tribunal Administratif de Montpellier par la société Land Bridge Capital (LBC), concessionnaire de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) de la Royale. Par cette procédure, LBC entend faire condamner la commune de Villardonnel à lui verser 491.983 € … en dédommagement, comme on le verra plus loin, de son inaptitude à exécuter les travaux dont elle est chargée !!! A l’évidence, une aussi exorbitante revendication est l’aboutissement du processus qui a fait d’une petite collectivité de 530 habitants l’unique caution d’une énorme opération immobilière, estimée à cent trente millions d’euros. Une garantie de trente ans qui plus est, puisque c’est la durée du contrat de concession qui a été signé en 2007 avec le promoteur !

Nous estimons qu’en 2006, au point de départ de ce processus, la Préfecture et le Conseil Général n’ont pas joué le rôle qui aurait dû être le leur : au lieu d’inciter l’ancienne municipalité à la prudence, ils l’ont au contraire vivement encouragée à prendre deux décisions lourdes de conséquences pour le futur, d’abord celle de créer, sous la responsabilité exclusive de notre modeste commune, une immense ZAC de 230 hectares, sans doute l’une des plus vastes de France, puis celle de concéder son aménagement à la société LBC !

Nul ne pouvait ignorer à l’époque que cette entreprise n’était en fait qu’un tout petit lotisseur. Dès l’origine donc chacun savait que ses moyens tant logistiques qu’humains étaient inexistants et qu’elle n’avait aucune expérience en matière d’aménagements de grande ampleur. En conséquence, sans être devin mais avec ne serait-ce qu’une once de bons sens, il eût été aisé de prédire que LBC n’était nullement dimensionnée pour remplir la mission à elle impartie d’édifier le complexe touristique de la Royale, étant donné en outre la démesure qui caractérise celui-ci.

Pour s’en convaincre, il suffit de lire la première page du contrat de concession qui détaille le programme de la ZAC. Sont ainsi prévus : « un hôtel et un complexe para-hôtelier de 300 studios, un parc de 50 villas en location, un restaurant de 600 couverts par jour ; des infrastructures touristiques et de loisirs : un golf de 18 trous extensible à 36 trous, un complexe aquatique, un centre équestre, un centre de remise en forme, cinq courts de tennis dont un couvert, un gymnase ; des services : une galerie commerciale de 2000 m2, un centre d’accueil, un centre administratif, un espace polyvalent (cinéma) ; un programme immobilier de 350 villas construites et de 40 lots à construire, soit un total de 73.200 m2 de surface hors d’œuvre nette » … !

A cet égard le récent arrêté du Préfet de massif refusant d’autoriser la création de l’unité touristique nouvelle (UTN) de Fontiers-Cabardès, dont le gigantisme n’a rien à envier à celle de Villardonnel, est riche d’enseignements. Sans doute alarmé, mais un peu tard, par les vicissitudes du chantier de la Royale, le représentant de l’Etat a jugé que pour l’essentiel le projet de Fontiers n’était ni fondé économiquement, ni viable !

Pour toutes ces raisons, les habitants de la commune de Villardonnel,

Considérant que le recours contentieux intenté par LBC est l’aveu implicite que l’aménagement de la ZAC de la Royale, pourtant en cours depuis trois ans et demi, est à ce jour totalement en panne ;

Considérant qu’un comité de suivi, regroupant les services de l’Etat et ceux du Conseil Général, avait été mis en place par la Préfecture fin 2006, dans le but d’assister et de conseiller l’ancienne municipalité dans l’instruction des dossiers de la ZAC et du contrat de concession, que ce comité a siégé régulièrement jusqu’en janvier 2008 et qu’au vu des compte-rendu de ses réunions, il n’y a jamais eu de débat concernant la faisabilité du projet de la Royale ou la fiabilité de LBC ;

Considérant que par courriers en date du 19 septembre 2006 adressés à la commission municipale d’appel d’offre, le Président du Conseil Général et le Conseiller Général du canton de Mas-Cabardès se sont tous deux et dans les mêmes termes « portés garants » de la société LBC en se félicitant de « son professionnalisme ». Elle « bénéficie, ajoutaient-ils, de toute la confiance des services de l’Etat », elle « mérite » donc que lui « soit confié » un tel projet « permettant assurément le fort développement économique du territoire du Haut Cabardès, et plus largement du département de l’Aude (sic) » ;

Considérant, d’après le constat fait ci-dessus de l’implication passée des uns et des autres, qu’il n’est pas juste que l’actuelle municipalité à qui a été légué un si encombrant héritage, comme celles qui lui succéderont jusqu’en 2037 et, avec elles, l’ensemble des contribuables de la commune soient seuls à en supporter le fardeau, les aléas et les risques, tandis que Préfecture et Département, comme frappés d’amnésie, s’en laveraient les mains et laisseraient la situation se détériorer ;

DEMANDENT à Madame le Préfet de l’Aude et à Monsieur le Président du Conseil Général que soit organisée d’urgence une table ronde sur le devenir de la ZAC de la Royale :

-      Si ces deux autorités ont gardé intacte leur « confiance » en la capacité de LBC de mener à bien sa mission, que l’Etat et le Département désignent lequel d’entre eux est le plus qualifié pour se substituer à la commune de Villardonnel et reprendre à son compte la ZAC, comme le permet le code de l’urbanisme : les risques seront alors beaucoup mieux partagés ;

-      Si à l’inverse elles admettent avoir commis deux erreurs d’appréciation en contribuant à créer une ZAC exclusivement communale puis en poussant au choix de son aménageur, qu’elles aident le Conseil Municipal à trouver des solutions dans l’intérêt général des Villardonnellois !

NOUS SOUTENONS LES HABITANTS DE VILLARDONNEL

NOM et Prénom ADRESSE                                          SIGNATURE