Primaires citoyennes : prime à l’éthique !

10 OCTOBRE, 2011
par équipe anticor

En 2012, tout juste dix ans après la création d’Anticor, la lutte anticorruption figure, et nous disons enfin, à l’ordre du jour de la campagne présidentielle.

Nous nous réjouissons de l’action active de nos concitoyens et que la prime à l’éthique fasse entendre sa voix !

C’est en tout cas ce qu’indique clairement le résultat surprenant de la campagne d’Arnaud Montebourg qui a fait de ce thème un axe fort de sa campagne.

RAPPEL ! Dans le droit fil de ces enjeux primordiaux de lutte contre la corruption au sein de la campagne présidentielle, Anticor remettra ses prix de l’Ethique et de la Casserole : le 11 octobre 2011 à 20h

Conférence de presse à 18h30- Présentation du livre : Corruption, stop ou encore ? Manifeste pour l’action citoyenne,

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SA carrière d’après Le Figaro…Brillant rhéteur, le député de Saône-et-Loire s’est taillé en une décennie une réputation de Monsieur Propre de la politique et de chantre de la rénovation. Une flamboyance qui a irrité et l’a isolé.
«Depardieu de la politique», «Saint-Just», «Robespierre». Les surnoms extrêmes ne manquent pas pour décrire Arnaud Montebourg. Sa troisième place surprise au premier tour de la primaire socialiste couronne quatorze ans d’une carrière politique menée au nom du renouveau et de la probité et servie par un sens de la formule mordante. Impertinence et intransigeance qui ont valu au député de Saône-et-Loire d’être souvent isolé au sein de son propre camp. «Je ne suis pas un chevalier blanc, je suis un rénovateur qui en a assez d’avoir toujours raison seul», se définit celui qui «a appris son métier à la sueur de son front et qui s’est toujours débrouillé seul. Dans la vie publique, on ne m’a jamais fait de cadeau».

« Adhérent au PS à 18 ans dans le sillage de la présidentielle de 1981, il le quitte après la débâcle du Congrès de Rennes en 1990. Son chemin recroise la politique en 1995. Arnaud Montebourg devient l’avocat de l’Association des contribuables parisiens et enfourche ce qui s’avérera être un de ses chevaux de bataille : la lutte contre la corruption. Il fait condamner Alain Juppé pour s’être fait attribuer illégalement à lui et sa famille, à l’époque où il était adjoint à la mairie de Paris, des logements à bas prix. Le PS le remarque et le contacte pour les législatives de 1997. A 35 ans, il reconquiert la sixième circonscription de Saône-et-Loire. Déjà pourfendeur «des affaires», il renomme son adversaire «le Tibéri de la Bresse». Dans l’hémicycle, il se spécialise dans les commissions d’enquête musclées : les tribunaux de commerce, le blanchiment d’argent sale en Europe, les paradis fiscaux, quitte à mettre en émoi Monaco avec un de ses rapports. Toujours à la pointe des questions de morale en vie politique, il réclame la démission du Conseil constitutionnel de Roland Dumas, suite à l’éclatement de l’affaire Elf. »
« En 2001, il propose une résolution du Parlement pour renvoyer le président de la République Jacques Chirac, impliqué dans les affaires des emplois fictifs du RPR, devant la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Las, il n’obtiendra pas les 58 signatures de députés nécessaires »
Après avoir prôné le non-cumul des mandats pendant onze ans, le député se présente à l’élection cantonale de 2008. Il est élu président du conseil général de Saône-et-Loire. «Si je n’avais pas fait comme les autres, j’aurais été éliminé du système» se justifie Arnaud Montebourg, qui promet de ne pas se représenter aux législatives de 2012. Nommé secrétaire national à la rénovation, il impose son projet de primaires ouvertes, dont il est l’un des architectes. Il va aux Etats-Unis étudier l’organisation du scrutin chez les démocrates mais aussi s’inspirer des méthodes d’Obama qu’il espère incarner en France.
Arnaud Montebourg n’a pas pour autant renoncé à sa liberté de parole comme en témoigne l’affaire Guérini. Lorsque le rapport, dans lequel Arnaud Montebourg demande la mise sous tutelle de la puissante fédération des Bouches-du-Rhône et la «destitution» de son dirigeant, est rendu public, la maire de Lille rétorque que le document ne contient pas «un fait précis». Le cas Guérini suscitera une nouvelle passe d’armes entre les deux socialistes lors du deuxième débat télévisé consacré à la primaire fin septembre.