Limiter le nombre de mandats dans le temps permettrait un renouvellement de la classe politique.

Cette revendication souvent associée à celle contre le cumul est largement partagée par les citoyens et ses effets maintes fois prouvés quand on compare la moyenne d’age de nos élus, en particulier de nos Députés et surtout sénateurs avec ceux de pays qui limitent le nombre des mandats de leurs parlementaires.

Un autre effet, souvent oublié, est que cette mesure rendrait souvent service aux hommes politiques qui après une longue carrière qui les a placé en décalage total du monde du travail (en entreprise), ont de réelles difficultés à se reconvertir.
Un voire deux mandats donnerait en effet le temps suffisant de réaliser les mesures politiques des candidats devenus élus et faciliterait leur reconversion future dans la société.

Heureusement, nos Députés ont su se voter quelques mesures de protection qu’un chômeur longue durée pourrait avec raison leur jalouser.

Un salarié cotise 2,4% à son assurance chômage(l’employeur 4% en plus)
Un Député cotise 0,5% à son régime d’assurance chômage.

Allocation d’aide au retour à l’emploi

L’allocation d’aide au retour à l’emploi (AARE), est un dispositif spécifique d’assurance chômage à l’instar de ce qui existe pour les salariés du secteur privé, les députés ne relevant pas, en effet, du régime des Assedic.

Ce dispositif d’allocation comporte quatre caractéristiques :

L’allocation est versée aux anciens députés sans emploi et à eux seuls, cela en application des décisions prises en 2003 et précisées en 2007,

L’allocation repose sur le principe de solidarité entre les députés. Le dispositif est financé par une cotisation – 0,5 % de l’indemnité parlementaire de base – prélevée chaque mois à cet effet sur l’indemnité parlementaire des députés en fonction et reversée au Fonds de garantie de ressources des anciens députés.

Un salarié perçoit 57% de son salaire brut pendant 24 mois.
Un député perçoit d’abord 100% pendant 6 mois, 70% les 6 mois suivants et continue de façon dégressive par tranches de 6 mois à recevoir une aide pendant 3 ans.
L’allocation est temporaire et dégressive. L’allocation est versée pendant une durée maximum de 3 ans. Le montant du plafond représente 100 % de l’indemnité parlementaire de base pendant les 6 premiers mois, 70 % pendant le 2ème semestre, 50 % pendant le 3ème semestre, 40 % pendant le 4ème semestre, 30 % pendant le 5ème semestre, puis 20 % pendant le dernier semestre.

Rendre inéligibles les élus corrompus, interdire le cumul, limiter le nombre des mandats et appliquer à tous les mêmes dispositions législatives que nos Députés et Sénateurs votent pour les autres seraient des mesures simples qui contribueraient à réconcilier le citoyen de ses représentants.

Il faut réformer?
Chiche!