Lassac : Marcel Rainaud entendu au SRPJ

VINCENT BOILLOT Midi Libre
16/06/2011, 06 h 00

Marcel Rainaud se dit "très serein".
Marcel Rainaud se dit « très serein ». (N. A.-V.)

Jeudi dernier, Marcel Rainaud a été convoqué au SRPJ de Perpignan pour s’expliquer, en tant qu’ancien président du syndicat mixte d’élimination des déchets (Smed) de l’Aude, sur les conditions dans lesquelles ce syndicat, aujourd’hui dissous, a choisi le site de Lassac pour y réaliser un centre d’enfouissement technique des déchets de l’Ouest audois.

Hier soir, le procureur Antoine Leroy a confirmé l’information, indiquant que « Marcel Rainaud a été entendu comme simple témoin. A ce stade de la procédure, il n’est absolument pas mis en cause ». Le représentant du parquet s’est refusé à tout autre commentaire, la procédure étant couverte par le secret de l’intruction en cours au cabinet du juge carcassonnais Pierre Vilar.

Pour sa part, l’entourage du sénateur et ancien président du conseil général a indiqué que Marcel Rainaud s’est rendu « sereinement » dans les locaux de la PJ, « car il estime n’avoir rien à se reprocher ».

Cette audition s’inscrit dans le cadre de la plainte pour faux et usage de faux en écriture publique, déposée en 2006 par les opposants de la vallée de l’Orbiel ; plainte relancée par une constitution de partie civile, fin 2008, qui a conduit la justice à instruire.

Au cœur de la procédure, les conditions dans lesquelles le Smed a, officiellement, choisi Lassac, en février 2006, parmi la quarantaine de sites potentiels, au terme d’une étude confiée au cabinet Arcadis, auteur d’un rapport controversé. Dans leur plainte, les opposants au projet dénoncent des « magouilles » et autres « manipulations » qui auraient conduit à choisir le site de la vallée de l’Orbiel, disqualifié à l’origine.

Selon nos informations, Marcel Rainaud a été invité à justifier les différentes phases du processus de choix de Lassac, ainsi que la délibération entérinant cette décision, dont les opposants contestent également la légalité. Sept autres élus du Smed ont déjà été entendus au SRPJ ou vont l’être dans les prochains jours. Parmi eux, le président du Sydom, Jean-Marie Salles ; son vice-président, Pierre Bardiès, ou encore Michel Brousse, vice-président du conseil général. Les investigations devraient s’achever d’ici un mois.