Midi-Libre
Édition du vendredi 3 septembre 2010
Carcassonne.
Quand LBC arrange la justice à sa sauce…
« Le maire a entamé une série d’actions juridiques à un coût très élevé pour la mairie, il préfère ne pas en parler surtout quand le résultat est négatif ». Cette phrase, dans le document diffusé par LBC, a fait bondir Daniel Géri. Et pour cause : à ce jour, même si nombre de procédures font l’objet d’appels, la seule décision défavorable est l’annulation, pour vice de forme, d’un arrêté municipal pris à la mi-2009 pour interrompre les travaux sur le golf, durant l’été, du fait des poussières soulevées. Concernant les deux actions pénales intentées par la mairie – « sur les conseils du préfet Bernard Lemaire, décédé depuis », note Daniel Géri -, en l’occurrence les soupçons de prise illégale d’intérêts et de favoritisme, la commune a obtenu, en première instance, la condamnation d’une ancienne élue, de son mari et de l’ancien maire sur le premier dossier.
Sur le second, le service en charge de l’enquête a conclu à une présomption de favoritisme. Le procureur, autorité compétente pour qualifier les faits, a, lui, classé la procédure sans suite. Mais la commune s’est constituée partie civile, pour obtenir l’ouverture d’une information judiciaire.
Pour sa part, LBC a été déboutée dans trois procédures. Deux visaient à obtenir l’annulation de délibérations remettant en question le permis d’aménager le golf, la troisième visant Daniel Géri pour diffamation : celui-ci, qui a été relaxé, a assuré sa défense sur ses deniers personnels.
Quant aux frais de procédures engagés par la commune, ils s’élèvent, depuis 2008, à 23 000 €, indique le maire, dont une large part prise en charge par une assurance.

