A Narbonne, si le budget de la communication municipale à explosé pour atteindre  lors de l’attribution du marché à l’agence Wonderful chère à Frédéric BORT et Laurent BLONDIAU 3,6 millions d’euros, il ne fait pas bon essayer de communiquer un peu diffèrement de la ligne officielle.

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Si un journaliste commet le péché de lèse-majesté de publier un article considéré comme désobligeant par le  pouvoir en place, il est pris à partie en pleine séance du Conseil Municipal sans bien entendu, de par la loi,  pouvoir intervenir pour s’expliquer.

Si un syndicaliste est soupçonné d’avoir alerté la presse de la diffusion d’un projet et d’une note de service bouleversant le fonctionnement des 1 000 agents employés par la Mairie il se voit infliger une exclusion de 3 jours.

D’après le journal le Midi Libre, le Maire socialiste de Narbonne poursuit l’escalade annoncée, dans la censure de la presse et contre la liberté d’expression de certains syndicalistes, il aurait ainsi infligé les 3 jours de mise à pied promis à Jean-François Andujar, qu’il accuse d’avoir communiqué à la presse un rappel à l’ordre adressé aux 1 000 agents territoriaux de la Mairie ainsi qu’un projet de réorganisation des services.

En d’autres temps ou ailleurs, cette décision aurait provoqué une levée de bouclier de l’ensemble des syndicats et des partis républicains.

Anticor11 qui surveille l’utilisation de l’argent public et milite pour la transparence de nos élus condamne farouchement de telles pratiques qu’on pensait révolues en démocratie et qui rappellent d’autres époques ou d’autres lieux.

Midi Libre

La mairie de Narbonne aurait-elle des choses à cacher ?
La mairie de Narbonne aurait-elle des choses à cacher ?

La mairie veut mettre à pied un employé, accusé d’avoir parlé à la presse

L’employé de la ville de Narbonne convoqué cet après-midi à un entretien disciplinaire parce que le maire le soupçonne d’avoir transmis un document à un journaliste devrait être sanctionné.

Le directeur général des services, Jérôme Lenoir, annonce, à l’issue de l’entretien, qu’il demande une exclusion temporaire de trois jours de Jean-François Andujar, l’employé concerné, qui exerce par ailleurs des fonctions syndicales.

Le maire, Jacques Bascou, précise qu’il appliquera la sanction demandée. Un arrêté municipal devrait donc être pris.

Le père de famille aurait pu écoper d’un avertissement, ou d’un blâme. Cette mise à pied est le niveau de sanction le plus élevé prévu dans ce type de faits. Elle est inédite dans une affaire de ce type, à Narbonne.

La municipalité s’appuie sur deux rapports rédigés par un cadre de la mairie qui affirme que l’employé lui a confié qu’il avait communiqué des informations à la presse. Celui-ci dément et annonce sa volonté de saisir le tribunal administratif.

Agacée par les fuites qui alimentent la presse, la municipalité de Narbonne avait adressé un rappel à l’ordre le 28 juin dernier à l’ensemble de son personnel, en menaçant de sévir. C’est désormais chose faite.