Quand un pouvoir, quel qu’il soit, tente de museler la presse et les syndicats, c’est jamais bon signe, et en tout cas pas le signe d’une bonne santé démocratique.

Certains régimes, que nous nous accordons tous à condamner, ont par le passé et parfois  encore, interdit ou muselé la liberté d’expression.

En France, cette liberté d’expression est portée au rang de droit Constitutionnel.

A Narbonne, il semblerait que certains se mettent à rêver  à une liberté  d’expression contrôlée ou interdite.

En effet, depuis un certain temps, on  sentait de la fébrilité dans la gouvernance en place devant les mécontentements, souvent légitimes, des Narbonnais et même du personnel de la Mairie, de l’Agglo ou de ses satellites.

Mais c’est lors du dernier Conseil Municipal du 28 juin que le pouvoir municipal en place a pris publiquement à partie le Midi Libre dont un certain nombre d’articles dérangeaient la municipalité.

Aujourd’hui, c’est un syndicaliste qui est convoqué en vue d’une sanction disciplinaire.

Ce sont des signes qui ne trompent pas, la cacophonie des élus et responsables qui s’est révélée lors des affrontements au sommet du pouvoir, affrontements en interne comme en externe lors du premier tour des législatives, a laissé des traces et continue de créer des « dégâts » collatéraux parmi les cadres soumis aux pressions.

Aujourd’hui, c’est par un billet (d’humeur) que le Rédacteur en Chef du Midi Libre rappelle les règles de déontologie du journalisme et prévient qu’il ne sera pas asservi à quelconques pouvoir et entend rester Libre et Indépendant.

Les pressions que la presse locale doit subir semblent suffisamment graves pour qu’une rédaction prenne la peine d’une telle mise au point. Et c’est tout à son honneur d’avoir le courage de publier un tel billet.

A l’identique, C’est maintenant un syndicaliste qui est en passe d’être sanctionné pour être soupçonné d’avoir divulgué une note remise (pourtant) à tous les employés municipaux.

Que ce soit vis à vis du Midi Libre ou vis à vis de Jean-François Andujar, responsable syndical à l’UNSA, anticor11 rappelle:

L’importance que nous attachons au respect de la liberté de la presse.

Que museler la liberté d’expression dans le cadre des fonctions syndicales d’un agent est régulièrement condamné pour « délit d’entrave », à plus forte raison lorsque l’agent est sanctionné pour ça.

Anticor11 est d’ailleurs particulièrement à l’aise pour dénoncer ces pressions et apporter son soutien que ce soit au Midi Libre ou au Syndicaliste, l’un comme l’autre n’ayant pas toujours été « tendre » avec certains d’entre nous…

Mais, comme   le dit la citation (attribuée à Voltaire ): « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire.»

PRESSIONS

CHASSE AUX SOURCES

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