Un dossier anonyme dont une copie a été envoyé à notre association Anticor11, à du parvenir le même jour, Place Beauvau  à Paris, puisqu’il est destiné à Manuel VALLS, Ministre de l’Intérieur fraichement nommé.

Manuel VALLS ne gardera pas le silence longtemps...il veut une République exemplaire

Manuel VALLS ne gardera pas le silence longtemps...il veut une République exemplaire

Des copies ont en parallèle  était adressées à Madame Christiane TAUBIRA Garde des Sceaux ainsi qu’à Monsieur Frédéric PECHENARD, Directeur de la police Nationale.

Plusieurs candidats de la première circonscription de l’Aude en ont eu aussi une copie.

Ce courrier qui accompagne la demande d’ouverture d’une enquête judiciaire  met en cause des élus Carcassonnais de premier plan ainsi qu’un certain nombre de hauts fonctionnaires du département.

Si ce dossier relate des faits graves, illustrés par des noms, adresses et dates qui ont pour objectif évident  d’en accréditer la véracité, il n’en demeure pas moins qu’il reste à ce stade un étalage de rumeurs qui tombent à point nommé dans une campagne électorale qui prend de ce fait une orientation nauséabonde.

Si Anticor11 a pour principe (et l’a prouvé à maintes reprises), de ne jamais passer sous silence les faits de corruption qui pourraient avoir été commis par des élus, quels qu’ils soient, Anticor11 a aussi pour principe de ne pas accorder à des faits dénoncés sous couvert d’anonymat, une importance autre que celle qui doit être réservée à de la rumeur.

Anticor11 n’acceptera pas d’être instrumentalisé dans cette campagne et continuera, comme il l’a toujours fait à prévenir la corruption et à n’utiliser son droit d’alerte que lorsque des éléments probants de corruption lui seront apportés.

Quoiqu’il en soit, ce dossier est le signe d’une intention de  durcissement de la campagne électorale avec des éléments constitutifs de graves délits s’ils étaient avérés ou, dans le cas contraire, qui vaudront à son auteur des poursuites pénales en diffamation largement justifiées tant elles porteraient atteinte à l’honneur des personnes attaquées dans leur sphère professionnelle et privée.

S’il est fort probable et judicieux que le silence judiciaire soit encore de mise dans les prochaines semaines, campagne électorale oblige, il n’est pas sûr que par la suite, un gouvernement qui se veut le chantre d’une république exemplaire…ne regarde pas plus attentivement ce qui se passe à Carcassonne.

D’autant plus que notre Carcassonnais qui semble bien informé conclu dans sa saisine par ces mots : « …mais, dans l’absence d’une réaction légitime et républicaine de votre part, je ne manquerai pas d’engager d’autres démarches afin de dévoiler tous ces faits et ma démarche auprès de vous pour les dénoncer. »