C’est fait, malgré la plainte déposée pour abus de confiance et qui cour toujours, HOLLANDE s’entoure d’un homme de réseaux pour affronter AUBRY (qui continue elle de soutenir GUERINI…au moins jusqu’au 8 septembre…)
Il fallait faire contre poids aux grosses fédérations de la région PACA ou JN.GUERINI conserve tout son influence en prenant directement dans son équipe les 2 poids lours du Languedoc Roussillon plus regardant sur leur carrière personnelle de cumulard que sur l’éthique.
NAVARRO et BASCOU vont donc se retrouver dans le carré de HOLLANDE, première porte ouverte en cas d’élection vers une place Ministérielle en cas de victoire.
JM ALRIC
Anticor11
Midi Libre
A La Rochelle, Hollande intègre
Navarro à son staff de campagne
Serait-ce l’ivresse de sa popularité dans les sondages ? Ou parce qu’ouvertes pour ouvertes, les primaires socialistes pouvaient bien l’être à Robert Navarro ? Toujours est-il que François Hollande a frappé un grand coup en intégrant le premier vice-président de la Région Languedoc-Roussillon dans son staff de campagne, chargé du thème des transports… Alors même que Navarro est exclu du PS, objet d’une plainte pour abus de confiance déposé par la direction nationale.
Entre un soutien qu’il recevait volontiers et un affichage aussi visible que celui consistant à accueillir Navarro dans son équipe – à laquelle appartenait déjà le maire de Narbonne, Jacques Bascou -, il y a un pas que vient donc de franchir François Hollande.
Le Piscénois Paul Alliès, secrétaire national adjoint à la rénovation du PS, estime qu’Hollande parie sur « les réseaux » de Navarro (lire ci-contre). « Hollande doit considérer qu’il est important dans l’Hérault, il faudra voir si ça s’avère un bon calcul », commente pour sa part le conseiller général héraultais Jean-Michel du Plaa, proche du président du Conseil général de l’Hérault André Vezinhet.
« Le poids des barons sera marginalisé »
Sébastien Denaja, mandataire de Ségolène Royal pour l’Hérault Sébastien Denaja, mandataire de Ségolène Royal pour l’Hérault, évite lui aussi les vagues : « Je m’abstiens de commentaire sur les choix que fait chaque équipe. Robert Navarro appartient toujours au groupe socialiste au Sénat et, concernant la plainte, je rappelle le principe de la présomption d’innocence. » Ce qui n’empêche pas Sébastien Denaja de douter de l’efficacité de la stratégie d’Hollande, en estimant que « le poids des barons politiques sera marginalisé » dans le cadre d’une primaire ouverte à l’ensemble des sympathisants de gauche. C’est ce qui lui fait dire d’ailleurs que le score de Ségolène Royal est largement sous-estimé dans les sondages. « Les militants, comme les citoyens, sont libres. Ils avaient voté pour Ségolène Royal au congrès de Reims. Les barons sont plus sensibles aux sondages et leur engagement est parfois plus volatil… »
Robert Navarro, ancien soutien de Ségolène Royal, est quant à lui plus que jamais cette fois-ci aux côtés de François Hollande. Il est venu participer, vendredi, à la réunion des mandataires de François Hollande, à La Rochelle… sans mettre les pieds dans l’enceinte d’une université d’été dont il avait été interdit d’accès l’an dernier.
Quant à sa toute fraîche nomination au sein de l’équipe resserrée, il fait mine de ne pas y prêter attention : « Ça fait longtemps que je suis dedans, de fait. Ce qui est important, ce n’est pas le formalisme, mais l’influence qu’on peut avoir auprès de François. C’est un contrat d’amitié qu’on a tous les deux.
Il est plus perspicace que bon nombre de gens à la direction du PS, qui ont choisi un règlement conflictuel plutôt qu’intelligent concernant ma situation. »
Hier, Robert Navarro avait lui aussi trouvé un règlement intelligent… Il est allé faire un tour à l’Ile de Ré pour y disputer une pétanque entre amis au lieu d’affronter le service d’ordre du PS.
« MON AMITIÉ AVEC ROBERT »
Le staff de Robert Navarro n’a pas ménagé ses efforts, convaincant François Hollande, pourtant assailli par les médias et se refusant aux interviews en tête à tête, d’un entretien improvisé avec Midi Libre dans un pub de La Rochelle.
« Robert, je le connais depuis longtemps. Nos relations ont perduré malgré les vicissitudes de la vie politique, y compris quand j’ai eu à prendre des décisions politiques par rapport à Georges Frêche (il avait exclu du PS, en tant que premier secrétaire, le défunt président de Région, NDLR).
L’amitié avec Robert nous a toujours rassemblés. Il a, comme d’autres, été exclu du PS, mais il n’y a pas de raison de les exclure davantage. » Et la plainte pour abus de confiance déposée par son parti contre Robert Navarro ? « C’est autre chose. La justice est saisie. On verra ce qu’elle a à dire. » Quant au rapport de forces entre candidats à la primaire en Languedoc-Roussillon, François Hollande se réjouit que ce ne soit « pas la région qui me soit la moins défavorable ». Et de citer l’Aude « dont la plupart des élus sont avec moi, les P-O aussi, dont le président de Région Bourquin, la Lozère d’Alain Bertrand ».
Connaissant visiblement ses troupes sur le bout des doigts, le candidat à la primaire glisse un mot, pour le Gard, sur le président du Conseil général Damien Alary : « Je sais qu’il est en réflexion. Je l’ai eu au téléphone. J’ai beaucoup d’estime pour lui. » Tactique, François Hollande l’est jusqu’au bout : « Je suis satisfait de voir que les sondages me donnent gagnant, mais il ne faut pas se laisser abuser. Je suis à mi-course. Je ne me détourne pas de mon objectif… »
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