« Cette usine d’Ametyst, il faut qu’elle cesse »

Cette usine n’est qu’un leurre, une imposture, il faut juste qu’elle cesse. » François Vasquez n’a pas mâché ses mots, hier matin, devant l’usine de méthanisation Ametyst. Le porte-parole des riverains de Garosud participait à un rassemblement de protestation quelques minutes avant la tenue d’une commission locale d’information et de surveillance (Clis) dans laquelle il siège, face aux exploitants du site et de l’Agglo.
« Il faut continuer coûte que coûte, c’est absurde »,
François Vasquez, riverain
Mais l’instance est désormais assimilée à « une véritable chambre capitonnée qui nous permet de hurler au scandale sans jamais être entendus ». Les nuisances observées depuis trois ans, odeurs, bruits et présence accrue de mouches n’ont pas diminué, indiquent ainsi les habitants des alentours. Et leur persistance est jugée d’autant plus inquiétante que l’unité ne travaille qu’au ralenti depuis un incendie survenu en septembre dernier. « L’étanchéité complète de l’usine ainsi que l’arrivée des camions poubelles restent à traiter », a noté un voisin dans un petit memorandum.
Dans ce climat, l’annonce par l’Agglo d’un investissement supplémentaire de dix millions d’euros pour améliorer le fonctionnement est accueillie avec incompréhension. « C’est le syndrome du Titanic, il est impossible de contester la pertinence de l’équipement. L’usine a coûté 80 M€, il faut donc continuer coûte que coûte, c’est absurde », reprend François Vasquez. « Il y a déjà eu des travaux. Et sur ces 10 M€, pourquoi l’exploitant n’en mettrait que 3 M€ ? », ajoute une riveraine critique vis-à-vis de Vinci.
Au cours de la commission d’information, les responsables du site et de l’Agglo ont insisté sur leur volonté de réduire toutes les nuisances et de disposer d’une usine opérationnelle, en avril 2012.
Hier matin, le député UMP Jacques Domergue est venu apporter son appui aux manifestants. Comme l’an dernier. Au fil des années, c’est toutefois un climat de défiance vis-à-vis de tous les pouvoirs politiques qui s’est installé à Garosud : « On dénonce leur passivité. Ils surjouent l’impuissance et l’ignorance pour mieux se réfugier derrière le discours de l’industriel. »
L’implantation de cette usine a été faite par des visionnaires,quoi de plus facile pour les représentants de l’Agglo d’ajouter du pognon,c’est le notre,pourquoi ne pas sanctionner leur incompétence en les privant de leur indemnité à concurence.

Bonjour,j’habite place de l’ortet à STJ de Védas et j peux affirmer,q,ces derniers temps,lors des grosses chaleurs,j’ai été ds l’obligation de fermer portes et fenêtres tant l’odeur était pestilentielle!! J’ai eu aussi la visite de grosses mouches à m…e!!!!! Depuis une quinzaine d jours,il semblerait q j sois moins incommodée….à moins q j n m’y sois résignée??????

Dès son origine, l’usine a été volontairement surdimensionnée (en dépit des avertissements des concepteurs) nos élus socialistes voulant une fois de plus montrer à tout le monde que nous avions l’usine de méthanisation la plus puissante et la plus grande d’Europe. En somme, dans la lignée de tous les autres équipements publics, (Bibliothèque qui a failli être la plus grande de France si Mitterrand n’avait pas « calmé » les ardeurs de Frèche 1er…, Stade Yves du Manoir en pleine ville…sans parking, Hotel de Ville pas encore en service mais déjà trop petit…etc… les exemples de « gachis » et d’irresponsabilité ne manquent pas dans le département) Il est évident que le processus de méthanisation fonctionne parfaitement dans toutes les autres villes, mais pour des usines de taille moitié moindre. Et oui, il nous fallait tout simplement 2 usines (dont une a proximité immédiate de la station d’épuration des eaux pour utiliser les boues) mais voilà, l’égo de nos élus l’a une nouvel fois emporté sur la raison. On pourra faire tous les travaux que l’on voudra, ce « truc » à mouches et à odeur ne fonctionnera jamais. autant jouer la somme des travaux prévus au loto, nous serons à coup sûr certains de récupérer notre mise de départ pour reconstruire ailleurs. Jusqu’ou l’aveuglement des élus doit-il aller pour qu’ils cessent de jouer avec notre santé ? Il y a eu un incendie, un taux de maladie particulièrement inquiétant parmi le personnel, un quartier entier incommodé
Je ne peux évidemment pas connaître les raisons du choix de l’implantation. Mais ce dont je suis certain, c’est que quel que soit le lieu retenu, il y a forcément des mécontents, comme pour le tracé d’une autoroute ou d’une LGV… Donc, prétendre déplacer l’usine telle quelle, ce ne serait que déplacer le problème.
Cela étant, je maintiens qu’il existe ailleurs des usines de méthanisation, y compris à proximité des zones urbaines (là où se trouvent les déchets à traiter…) et que sur le principe, ce n’est pas une idée absurde, loin de là. Si l’usine qui nous préoccupe ici a été mal conçue, il y a forcément des solutions techniques pour en réduire les nuisances. Il n’est effectivement pas normal que la « matière première » soit si mal isolée qu’elle attire les mouettes, provoque des générations spontanées de mouches et empeste sur tout le littoral… Donc c’est avant tout une histoire de moyens financiers et pas autre chose.

Pourquoi ne fait-on pas appel à un cabinet d’expertise indépendant pour analyser la situation alors que de telles sommes d’argent sont en jeu ?

Passant tous les jours sur l’autoroute, je la sens de temps en temps, c’est pour dire !
Pourquoi a t’on créé ce site en pleine ville ? …
Je ne suis pas riverain de cette usine mais je peux comprendre l’exaspération de ceux qui habitent dans son voisinage (et même au-delà, à lire certains témoignages, que je ne mets pas en doute). Cela étant, il me semble que la méthanisation constitue une manière intelligente de valoriser des déchets qui doivent alors soit être mis en décharge, soit incinérés. Dans les deux cas, il y a aussi des nuisances et des risques pour l’environnement. Or grâce à son agriculture, la France dispose d’un vrai « gisement » pour la production de biogaz, qui peut ensuite soit être utilisé pour produire de l’électricité, réinjecté dans le réseau gazier public ou même alimenter des voitures.
On ne peut pas à la fois refuser le gaz de schiste, le nucléaire et la méthanisation. Et d’autres unités fonctionnent ailleurs en Europe sans souci apparent. Alors si celle de Montpellier présente des défauts, qu’ils soient réparés mais réclamer sa fermeture, cela revient à jeter le bébé avec l’eau du bain. D’autant que l’exploitant semble conscient du problème.

D’accord avec les remarques pertinentes de simple observateur. Cette usine a été visiblement mal conçue et la fierté, complètement déplacée, de ses concepteurs à le reconnaître a fait qu’on a refusé de voir la réalité en face dès le départ. S’obstiner à la maintenir en essayant de trouver des solutions, qui se révèlent inefficaces, est stupide et coûte très cher !Simple observateur
« Réclamer sa fermeture cela revient à jeter le bébé avec l’eau du bain » Permettez-moi de n’être pas d’accord ! Quand un équipement industriel est mal né (ou obsolète), il est beaucoup plus rentable de le détruire et de le remplacer par un équipement de même type, mais bien conçu et bien réalisé ! Maintenir contre vents et marées un équipement défectueux coûtera une fortune sans rendre le service attendu ; c’est d’ailleurs le cas en ce moment et depuis plusieurs mois !!
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