
Partout en France, le traitement des déchets ménagers ou industriels pose des problèmes mais attise aussi les convoitises tant il a pour conséquence la mise en place et l’exploitation de MARCHES JUTEUX qui parfois deviennent des MARCHES DOUTEUX.
Ceci expliquant peut être cela.
Dans les départements du littoral Méditerranéen on assiste ces derniers jours à un intérêt plus aiguisé des Procureurs de la République qui relancent les instructions sur des plaintes concernant les attributions de ces marchés, plaintes parfois anciennes qu’on croyait depuis longtemps enterrées.
Les découvertes faites par le Procureur Jacques DALLEST et le Juge Charles DUCHAINE dans le dossier des déchets de la ville de Marseille impliquant notamment Alexandre GUERINI dont la société qu’il dirige (SMAE) a bénéficié de l’attribution, de l’aménagement et de l’extension de la décharge du MONTAURE à La CIOTAT accompagné d’une subvention de 2,5 Millions d’Euros du département que son frère Jean-Noel GUERINI préside, expliquent-elles cela?
Rien n’est moins sur, mais peut être ne faut-il voir qu’un simple concours de circonstance dans l’enquête sur l’implantation d’un Centre d’Enfouissement Technique à LASSAC qui vient d’être relancée après une plainte déposée en octobre 2006 par des associations de riverains (pour faux et usage de faux).
L’audition des élus qui à commencé dans l’Aude avec celle de l’ancien Maire de Narbonne, Michel MOYNIER par le SRPJ de Perpignan et qui serait suivie par l’audition de son ancien adjoint à l’environnement, Ange MANDELI.
Les 2 seuls élus qui à l’époque s’étaient abstenus sur le choix du site de LASSAC.
Le Midi Libre révèle dans son édition du jour le calendrier qui s’accélère des auditions des autres élus en charge de ce dossier auquel ils ont apporté eux, un soutien sans faille sous le pilotage de Pierre GABAS, Directeur de Cabinet du Président du CG11 de l’époque, Marcel RAINAUD.
Près de nous aussi, dans l’Hérault, les associations de riverains opposées à l’implantation dans la ZAC de GAROSUD d’une gigantesque usine de Méthanisation ont appris avec satisfaction que des auditions par le SRPJ de MONTPELLIER ont aussi commencé le même jour et que d’autres seraient programmées dans les semaines qui viennent.
Ces associations qui soupçonnaient un délit de favoritisme dans ce dossier qui, rappelons-le représente un marché de 67 Millions d’Euros et qui a été ficelé par l’Agglo de MONTPELLIER que pilotait attentivement François DELACROIX (DGS), ont toujours contesté le manque de transparence dans le processus de décision avec un dossier d’étude diffusé et tronqué qui ne comptait plus que 71 pages sur les 517 initiales.
En juillet 2010, ces associations avaient déjà constaté que le cahier des charges qui garantissait comme seuil maximum à ne jamais dépasser en matière olfactive 2 UO/M3 avait dû lui aussi « partir à la décharge » puisque pour tenter de masquer les odeurs insupportables, une entreprise spécialisée avait due asperger tout le quartier avec un produit chimique désodorisant (Midi Libre du 13/10/2010)
Le SRPJ de MONTPELLIER lui aussi, après les auditions des techniciens la semaine passée, s’apprêterait donc, dès le début du mois de juin à étendre ses investigations du côté des politiques…
Jean-Marc ALRIC
Coordonnateur départemental
Anticor11
envoi en cours...