Archive pour octobre, 2009

Édition du mercredi 28 octobre 2009 Midi-Libre

Aude Golf de Villardonnel : ces documents qui embarrassent les élus

Des élus et d’anciens élus audois sont visés par une plainte pour « favoritisme » dans ce projet, controversé depuis vingt ans

La création de la zone d’aménagement concerté (Zac) de La Royale, à Villardonnel (Aude), dont la réalisation a été concédée, en janvier 2007, à la société Land Bridge Capital (LBC), a-t-elle été « pipée » de bout en bout ? C’est ce que dénonce, en substance, la plainte pour « favoritisme » déposée mardi, par Me Jean-Robert Phung, avocat de la commune (Midi Libre de mercredi).

En toile de fond, un complexe touristique et de loisirs sur 250 hectares, articulé autour d’un golf en cours de réalisation. Investissement : 130 M€. Depuis vingt ans, le projet suscite controverses et polémiques dans ce village déshérité

de 530 âmes, situé au pied de la montagne Noire. Jusqu’à causer le suicide du maire alors en place, le 14 août 2008.

Dans quelles conditions la précédente municipalité a-t-elle concédé l’aménagement de La Royale à LBC ? Me Phung n’hésite pas, dans la plainte, à qualifier de « procédure fictive » le processus entamé en août 2006 et qui, en janvier 2007, a conduit à retenir LBC, face à deux concurrents.

« En fait, écrit le pénaliste montpelliérain, l’appel de candidatures était destiné à régulariser le choix depuis longtemps annoncé de LBC, qui, elle-même, est le maître d’œuvre de l’ensemble de la procédure aboutissant à la création de la Zac ».

En témoignent, parmi les pièces jointes à la plainte, deux lettres signées par Marcel Rainaud, président du conseil général de l’Aude, et Francis Bels, élu cantonal très impliqué dans ce projet ; deux élus qui se portent personnellement « garants » du choix de LBC auprès du président de la commission des marchés publics de Villardonnel, en l’occurrence le maire Jean Miramond, en septembre 2006, c’est-à-dire durant la phase d’examen des dossiers envoyés par les entreprises.

« Rupture d’égalité entre les candidats », dénonce Me Phung dans sa plainte. « Simple lettre de recommandation comme un élu en
fait tous les jours
», rétorque aujourd’hui Francis Bels, qui assure, par ailleurs, n’avoir « pas touché un centime » dans l’opération. Le président Marcel Rainaud, pour sa part, n’a pas souhaité s’exprimer.

Les conditions imposées aux entreprises concurrentes, lors de l’appel d’offres, sont, elles aussi, édifiantes : ainsi, « le candidat devra justifier de sa capacité à acquérir le foncier ». LBC n’aura aucun mal : cette société est déjà propriétaire des 230 ha de l’emprise du projet, acquis en 2005 et 2006 – ce que ne saurait ignorer le maire de Villardonnel – à un couple d’habitants du village : Jean-Pierre Zenoni, « père » du projet vingt ans avant, et son épouse Marie-Thérèse, alors conseillère municipale, renvoyés en correctionnelle le 4 novembre prochain pour « prise illégale d’intérêt » dans ce dossier, et également visés dans la plainte pour « favoritisme »…

L’entreprise candidate doit, par ailleurs, justifier de ses « capacités techniques et financières ». Étonnamment, c’est LBC qui sera choisie, face à deux sociétés catalanes dotées, pourtant, de sérieuses références ; LBC, qui a été créée en 2004 à Carcassonne, avec un capital de 8 000 €, et qui n’a fait, jusqu’à fin 2005, aucun chiffre d’affaires.

Plus étonnant encore, l’avocat de la mairie a joint à sa plainte des courriers échangés, de janvier à août 2006, par Jacques Ouwerx, le représentant de LBC, et son avocat toulousain, éminent juriste spécialiste du droit de l’urbanisme : l’un constitue un modèle de délibération municipale ; un autre fixe le timing des séances à venir du conseil municipal ; le troisième, lui, vaut validation du dossier de création de la Zac, soumis par LBC à son avocat, alors que ce dossier est censé être élaboré par la mairie, maître d’œuvre !
En janvier 2007, le conseil municipal, au sein duquel siège encore Marie-Thérèse Zenoni, officialisera le choix de LBC. Étonnant, non ?

Vincent BOILLOT

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Édition du lundi 26 octobre 2009


AudeGolf de Villardonnel : une plainte pour « favoritisme » vise élus et anciens élus

Dans le sulfureux dossier de création d’un vaste complexe touristique et de loisirs dans l’Aude, au lieu-dit « La Royale », à Villardonnel, c’est un véritable pavé dans la mare que vient de lancer Me Jean-Robert Phung. Lundi,  le

maire, par l’intermédiaire de l’avocat montpelliérain Jean-Robert Phung, a déposé une plainte pour « favoritisme » au tribunal de grande instance de Carcassonne, mettant en cause les conditions dans lesquelles l’ancienne municipalité a confié la réalisation de ce projet à une société à capitaux anglais, Land Bridge Capital (LBC).

Cette plainte vise nommément Jean Miramond et Marie-Thérèse Zenoni, respectivement ancien maire et ex-conseillère municipale de Villardonnel, battus avec toute la municipalité sortante en mars 2008. Sont également visés Francis Bels, conseiller général socialiste du canton de Mas-Cabardès et président de la communauté de communes du Haut-Cabardès, très impliqué dans ce projet, ainsi que Jean-Pierre Zenoni, mari de l’ex-conseillère municipale, « père » du projet de complexe de « La Royale » et propriétaire des 250 hectares du projet, revendus depuis à LBC. Une précédente plainte de la nouvelle municipalité de Villardonnel a débouché, déjà, sur le renvoi du couple Zenoni en correctionnelle, le 4 novembre prochain, pour « prise illégale d’intérêt » et « complicité » présumées.

Au-delà, la plainte déposée lundi matin met en cause la société LBC elle même et « toute autre personne physique et morale » que les investigations pourraient permettre d’identifier. Au vu des pièces jointes il apparaît en effet que la société LBC bénéficiait de soutiens politiques de poids au sein du conseil génréral, qui n’ont pas hésité à appuyer sa candidature auprès de l’ancienne municipalité, lorsque celle-ci a lancé un appel d’offres en vue de choisir l’aménageur de « La Royale ».

Au vu des mêmes pièces, il semble également que le cahier des charges élaboré à cette occasion a été « taillé sur mesure » pour permettre à la société LBC de l’emporter ; une société dont l’avocat-conseil paraît, enfin, avoir joué un rôle majeur tout au long de la phase administrative du dossier « La Royale », jusqu’à inspirer certaines des délibérations municipales qui ont donné vie au projet. Et ce, bien avant que LBC ne soit choisie, début 2007, pour aménager le complexe touristique et de loisirs dont la première tranche, un golf de 36 trous, a démarré il y a quelques mois. L’investissement total est estimé à 130 millions d’euros et le promoteur annonce la création de 150 à 200 emplois ainsi que d’importantes retombées fiscales pour le collectivités locales.

Depuis plus de vingt ans, le projet « La Royale » suscite une terrible controverse à Villardonnel, sur fond de lourdes suspicions et de crises municipales dont la dernière, en août 2008, a conduit au suicide d’Yves Guédez, le maire élu six mois plus tôt. Son successeur, Daniel Géri, opposant farouche au projet, comme la majorité municipale, a, depuis, porté le contentieux devant la justice. Un contentieux qui a changé de nature, hier, avec cette plainte pour « favoritisme » qui pourrait mettre au jour de singulières relations entre pouvoirs politiques et investisseurs immobiliers dans ce territoire déshérité des contreforts de la montagne Noire.

Vincent BOILLOT

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07/05/2009

Publié le 07/05/2009 10:00 – Modifié le 07/05/2009 à 14:05 | Bruno Huet

Castelnaudary. Deux ans d’inéligibilité pour

Dominique Sémenou

Le maire de Souilhes et ancien président de la communauté de communes a été condamné à un an de prison avec sursis et 2000 € d’amende.

Un an de prison avec sursis, 2000 euros d’amende et privé de ses droits civiques. C’est groggy que Dominique Sémenou a quitté le palais de justice de Carcassonne après avoir été reconnu coupable de faux et usage de faux. Durant plus de deux heures, l’ancien président de la communauté de communes du Nord-Ouest audois (CCNOA) et maire de Souilhes est apparu comme un gosse, surpris en flagrant délit, les doigts dans un pot de confiture. Le président Desfontaine n’y va par quatre chemins. « Soyons clairs, dit-il à ce singulier prévenu, vous avez caviardé un rapport du Trésor public pour masquer la réalité financière dans laquelle se trouvait la communauté de communes ! ». Dominique Sémenou ne nie rien. Il s’explique, calmement. « Dès novembre 2007, nous avions des problèmes d’argent. La communauté de communes salarie 46 agents et ils sont indispensables. Lorsque nous avons organisé le service, à la petite enfance, nous n’avons pas mis les moyens financiers en face. » Pour faire face aux échéances financières mais également politiques (NDLR : les élections municipales auront lieu en mars 2008], le président de la CCNOA tripatouille une délibération qui lui permet d’obtenir un emprunt de 100 000 euros auprès du Crédit Agricole. Dominique Sémenou s’emmêle dans ses explications. « Lorsque la communauté s’est réunie le 20 février 2008, j’ai présenté le document aux conseillers ». « Vous voulez dire un document retravaillé », précise le président Desfontaines. « Oui, mais c’était pour alerter la communauté sur notre situation financière » se défend l’intéressé. « On attend d’un élu du peuple, une probité exemplaire », lance le procureur de la République, Francis Battut entamant son réquisitoire. Mais si le maire de Souilhes est bel et bien coupable d’un délit, le représentant du parquet s’étonne du laxisme du contrôle de légalité de la préfecture et des élus communautaires. Le réquisitoire s’arrêtera là ou presque, il est vrai que Mes Gaëlle d’Albenas et Nicolas Domenech avaient quelques minutes plus tôt sonné l’hallali estimant tour à tour que « Dominique Sémenou a porté atteinte au processus démocratique », et commis « un coup d’État et rompu l’égalité républicaine ». Me Valérie Lambert, son avocate, évoque le soutien que certains de ses administrés lui ont apporté. « Un député, un conseiller général. Personne ne remet en cause l’intégrité de M. Sémenou, il est viscéralement intègre. Tout ce qu’il a fait, il l’a fait dans l’intérêt des communes et surtout ne le privez pas de ses droits civiques, c’est son métier, il n’a que ça ». Depuis hier, Dominique Sémenou a tout perdu… sauf à interjeter appel.

Dominique Sémenou avait confié les intérêts de sa défense à Me Valérie Lambert.. Photo DDM, Roger Garcia.

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Publié le 17/02/2009 04:36 | L.G.

Dominique Sémenou attendu au tribunal correctionnel

Justice. L’enquête est bouclée. L’ancien président de la communauté de communes du nord ouest audois comparaîtra devant la justice le 6 mai prochain.

Joint hier, Dominique Sémenou s’est refusé à tout commentaire. Photo DDM, L.G..

L’enquête menée par la brigade des recherches de Castelnaudary est désormais terminée, après de très nombreuses auditions, et la mise en garde à vue de Dominique Sémenou, le 3 février dernier, dans les locaux de la gendarmerie chaurienne. L’ancien président de la communauté de communes du nord ouest audois, maire de Souilhe et conseiller général, soupçonné d’avoir commis un faux en écriture publique et d’avoir falsifié des documents comptables émanant du Trésor Public comparaîtra, le 6 mai prochain, devant les juges du tribunal correctionnel de Carcassonne. La sanction maximale prévoit une peine d’emprisonnement et une forte amende.

Dominique Sémenou, comme la commune de Peyrens, celle de Tréville (qui ont déposé plainte) ou la communauté de communes elle-même (qui avait signalé les faits au procureur de la République, Francis Battut) ont été avisés en fin de semaine dernière de ce rendez-vous judiciaire.

Dominique Sémenou, contacté hier soir, s’est refusé à toute déclaration: «Je n’ai pas de réaction pour le moment. Je m’exprimerai le moment venu», a-t-il simplement expliqué, sans préciser s’il réserverait ses commentaires à la justice ou s’il s’exprimerait avant le 6 mai. Danièle Thomas, maire de Tréville, en congé pour deux semaines, était hier injoignables, tout comme Catherine Puig, nouvelle présidente de la communauté de communes, en réunion (2). Pour sa part, Nicole Danjou,maire de Peyrens, s’est dite «consternée par toute cette affaire. Ce n’est pas une victoire, mais c’est la moindre des choses qu’un tribunal soit saisi. La justice existe, c’est la même pour tout le monde. Les élus n’ont pas le droit de se conduire de la sorte et de trahir la confiance de leurs collègues» (2). Peyrens a déposé plainte, dans cette affaire, afin que toute la lumière soit faite sur les éventuelles malversations qui ont pu affecter le fonctionnement de la communauté de communes.

Au départ de toute l’histoire, la découverte, juste après l’été, d’une délibération fabriquée de toutes pièces pour obtenir un emprunt de 100.000€ au profit de la communauté de communes; puis de documents du Trésor Public qui avait été transmis aux élus de la communauté de communes du nord ouest audois après avoir été falsifiés afin d’effacer toutes traces de cet emprunt. Contacté par «La Dépêche», Dominique Sémenou a reconnu qu’il avait fait une «erreur»et qu’il aurait dû informer ses collègues de la situation financière réelle de cette petite collectivité, qui compte une poignée de communes et deux mille habitants à peine (nos précédentes éditions). Dans une lettre aux habitants de Souilhe, il dit cependant avoir la «conscience tranquille». Enfin, s’il a démissionné de son poste de président, il continue à siéger au sein de la communauté de communes, dont il n’hésite pas à diriger parfois les débats avec autorité, au grand dépit de certains maires, qui trouvent cette manière de faire plutôt indigeste.

(1) Nos colonnes leur sont évidemement ouvertes.

 

(2) Toute personne est réputée innoncente tant qu’elle n’a pas fait l’objet d’une condamnation par un tribunal

Aude L’élu avait truqué les documents comptables

Édition du jeudi 5 février 2009

Aude L’élu avait truqué les documents comptables

Mardi matin, Dominique Séménou, président démissionnaire de la communauté de communes (CDC) du Nord-Ouest audois, a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Castelnaudary durant plusieurs heures. Il est ressorti libre à l’issue de cette procédure relative à une première plainte pour faux en écriture, déposée fin novembre par le maire de Tréville, Danièle Thomas.

 

En juillet 2008, le percepteur constate une situation financière de la CDC pour le moins préoccupante. Devant l’ampleur du déficit, il transmet une analyse comptable au président de la communauté Dominique Séménou, afin que ce dernier la communique aux maires.

Nicole Danjou, alors vice-présidente de cette CDC, reçoit le document tardivement, au mois de septembre. Souhaitant des compléments d’informations relatifs à l’étude, elle rencontre l’auteur du rapport financier. C’est au cours de cet entretien que Nicole Danjou et le percepteur s’aperçoivent que les analyses financières qu’ils ont en main l’un et l’autre ne sont pas identiques. Sur les documents remis aux maires par Dominique Séménou, des passages entiers ont été effacés au « blanco ». Une page du document a été retirée et les autres pièces falsifiées ont été ensuite reproduites via un photocopieur laser. Pour le président de la CDC, il était devenu urgent d’obtenir le vote du budget. Il voulait, dit-il, « assurer le paiement des 46 salaires de la structure à un moment où on était en pleine élection municipale et où il a fallu faire vite ».

Dans sa plainte adressée au procureur de la République, le maire de Tréville relève « qu’un emprunt de 100 000 euros a été signé par M. Séménou avec fausse délibération en date du 20 février 2008 ». C’est entre autre à ces accusations qu’à dû répondre hier matin Dominique Séménou, alors qu’il était entendu durant toute la matinée par la gendarmerie « Monsieur Séménou s’est expliqué complètement, il a reconnu les faits, précise le procureur de la République Francis Battut. Ma décision devrait être assez rapide. »

 

En juillet 2008, le percepteur constate une situation financière de la CDC pour le moins préoccupante. Devant l’ampleur du déficit, il transmet une analyse comptable au président de la communauté Dominique Séménou, afin que ce dernier la communique aux maires.

Nicole Danjou, alors vice-présidente de cette CDC, reçoit le document tardivement, au mois de septembre. Souhaitant des compléments d’informations relatifs à l’étude, elle rencontre l’auteur du rapport financier. C’est au cours de cet entretien que Nicole Danjou et le percepteur s’aperçoivent que les analyses financières qu’ils ont en main l’un et l’autre ne sont pas identiques. Sur les documents remis aux maires par Dominique Séménou, des passages entiers ont été effacés au « blanco ». Une page du document a été retirée et les autres pièces falsifiées ont été ensuite reproduites via un photocopieur laser. Pour le président de la CDC, il était devenu urgent d’obtenir le vote du budget. Il voulait, dit-il, « assurer le paiement des 46 salaires de la structure à un moment où on était en pleine élection municipale et où il a fallu faire vite ».

Dans sa plainte adressée au procureur de la République, le maire de Tréville relève « qu’un emprunt de 100 000 euros a été signé par M. Séménou avec fausse délibération en date du 20 février 2008 ». C’est entre autre à ces accusations qu’à dû répondre hier matin Dominique Séménou, alors qu’il était entendu durant toute la matinée par la gendarmerie « Monsieur Séménou s’est expliqué complètement, il a reconnu les faits, précise le procureur de la République Francis Battut. Ma décision devrait être assez rapide. »

J.-C. S

 

En juillet 2008, le percepteur constate une situation financière de la CDC pour le moins préoccupante. Devant l’ampleur du déficit, il transmet une analyse comptable au président de la communauté Dominique Séménou, afin que ce dernier la communique aux maires.

Nicole Danjou, alors vice-présidente de cette CDC, reçoit le document tardivement,

au mois de septembre. Souhaitant des compléments d’informations relatifs à l’étude, elle rencontre l’auteur du rapport financier. C’est au cours de cet entretien que Nicole Danjou et le percepteur s’aperçoivent que les analyses financières qu’ils ont en main l’un et l’autre ne sont pas identiques. Sur les documents remis aux maires par Dominique Séménou, des passages entiers ont été effacés au « blanco ». Une page du document a été retirée et les autres pièces falsifiées ont été ensuite reproduites via un photocopieur laser. Pour le président de la CDC, il était devenu urgent d’obtenir le vote du budget. Il voulait, dit-il, « assurer le paiement des 46 salaires de la structure à un moment où on était en pleine élection municipale et où il a fallu faire vite ». 

Dans sa plainte adressée au procureur de la République, le maire de Tréville relève « qu’un emprunt de 100 000 euros a été signé par M. Séménou avec fausse délibération en date du 20 février 2008 ». C’est entre autre à ces accusations qu’à dû répondre hier matin Dominique Séménou, alors qu’il était entendu durant toute la matinée par la gendarmerie « Monsieur Séménou s’est expliqué complètement, il a reconnu les faits, précise le procureur de la République Francis Battut. Ma décision devrait être assez rapide. »