
De nombreux lecteurs internautes se sont exprimés sur les derniers articles (du 5 et 10 août) consacrés au CET de LASSAC, en particulier sur la suppression par le CG de l’Aude des subventions prévues à la commune de LASTOURS (puisqu’elle s’était opposé à ce CET) pour la création du musée de la mine et de la métallurgie .
Comme à notre habitude, nous ne publions pas les commentaires des particuliers sans leur autorisation express afin de préserver leur anonyma sur ces sujets locaux sensibles.
Rappellez vous cet extrait de l’interview accordé à la presse par Emmanuel BRESSON Maire de Belcaire:
il y a beaucoup d’élus qui attendent comme le messie les aides du département et qui se disent : « Si on ne signe pas, que vont-ils faire ? »
Plusieurs internautes nous ont confiés que ces pratiques qui consistent à suprimer une subvention, à menacer de le faire, à faire connaitre aux autres collectivités locales qu’une subvention à été supprimée (pour mauvaise conduite)…dans le contexte actuel ou Pierre Bardiès, vice-président du Sydom (*), invite par courrier les conseils municipaux de l’Aude à voter une motion de soutien au centre d’enfouissement des déchets de Lassac, s’apparenteraient au délit d’extorsion.
Chaque lecteur sera juge, mais pour vous faire une petite idée, voilà une définition au niveau juridique de l’extorsion:
L’extorsion fait partie des crimes et délits contre les biens. L’extorsion est un délit qui est une forme violente d’appropriation frauduleuse des biens d’autrui.
L’extorsion est définie par l’article 312-1 du Code pénal comme le fait d’obtenir par violence, menace de violences ou contrainte soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d’un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque.
Les conditions de l’extorsion
le moyen de pression
Le code pénal réprime l’emploi de toute coercition exercée sur la personne et vise la violence, les menaces de violence et la contrainte.
La pression s’apprécie in concreto, c’est à dire en fonction de l’âge et de la condition physique et intellectuelle de la personne sur laquelle elle s’exerce. (v. Cass. crim. 15 juin 1987 menace d’utilisation d’une voie de droit ne pouvant impressionner un homme d’affaires)
le but poursuivi
Le but poursuivi doit être l’une des trois prestations visées à l’article 312-1
l’obtention d’une signature, un engagement ou une renonciation,
la révélation d’un secret,
la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque.
L’extorsion peut tendre soit à l’accomplissent d’un acte positif soit à obtenir l’abstention d’une personne. Le préjudice peut être non seulement pécuniaire mais aussi moral.
l’intention coupable
L’intention est « la conscience d’obtenir par la force, la violence ou la contrainte, ce qui n’aurait pas pu être obtenu par un accord librement consenti » (Cass. crim. 9 janvier 1991)
PEINES
Les peines sont prévues par les articles 312-2 à 312-9
Extorsion simple
L’extorsion est punie de sept ans d’emprisonnement et de 100000 euros d’amende.
En effet, si un petit nombre d’élus corrompus discrédite le grand nombre de nos élus qui font leur travail en toute honnêteté, les électeurs se détournent aussi des urnes devant le spectacle de la langue de bois et du double langage.
Si les représentants d’Anticor11 qui ont assisté à cette conférence de presse, peuvent en leur qualité de citoyen et de contribuable être particulièrement sensibilisé aux risques écologiques soulevés et à aux coûts exorbitants de 45 millions d’euros démontrés, ils n’ont évidement pas sur ces aspects du dossier à intervenir.