Le promoteur de « La Royale » sort de l’ombre

Édition du vendredi 27 novembre 2009

Carcassonne. Villardonnel Le promoteur de « La Royale » sort de l’ombre

 

Le complexe résidentiel et de loisirs de La Royale, à Villardonnel, va-t-il enfin sortir de l’ombre ? « Oui » , répond Jacques Ouwerx, représentant de la société Land Bridge Capital (lire ci-dessous) .
Hier matin, il a tenu une conférence de presse pour présenter le projet, dans lequel il assure avoir « déjà investi plus de 7 millions d’euros » . Entouré de M e Pierre Morel, avocat parisien, et de Thierry Lefebvre, spécialiste de l’aménagement des golfs recruté par LBC, Jacques Ouwerx reconnaît avoir « failli dans la communication » (…). Je voulais régler toutes les autorisations avant d’intervenir publiquement. J’ai eu tort ».
Et l’aménageur d’exposer : « LBC est une société par actions simplifiée au capital de 1 million d’euros, présidée par John Wright

et dont les associés sont Jacques Ouwerx et LBC ». Elle est « financée par une fondation familiale » , la sienne, « qui investit dans des projets fonciers et immobiliers en partenariat avec la société Savill’s ».
LBC, propriétaire des terrains depuis 2005, porte le projet La Royale qui comprend « un golf de 18 trous, un club-house, un hôtel, une résidence de tourisme, des restaurants et magasins, un centre aquatique, des villas, etc ». Le chantier a démarré en automne 2008 et « nous espérons ouvrir les neuf premiers trous en juin 2011 et le golf entier en juin 2012 » . Pour les hameaux, les installations sportives et l’hôtel, « le calendrier dépend de l’avancée de la première phase. Une fois que le golf sera prêt, nous pourrons aller chercher des investisseurs pour avancer les autres phases ».
Outre les procédures judiciaires en cours (lire ci-contre) , reste à régler les litiges qui opposent LBC à la commune de Villardonnel, depuis les élections de mars 2008. Celui du déclassement du chemin communal, d’abord voté, puis annulé par le conseil municipal. LBC a déposé un recours devant le tribunal administratif. Déboutée « pour une raison de procédure » , elle a fait appel.
Autre problème, la caution bancaire. Le maire, Daniel Géri, réclame qu’elle soit déposée pour l’ensemble du projet. « Ce n’est pas nécessaire, rétorque M e Morel. Elle ne porte que sur les équipements publics : le réservoir d’eau potable, les réseaux d’eaux potable et usées et la station d’épuration ». « Ces travaux n’interviendront que dans la deuxième phase, avec la construction du premier hameau » , ajoute Jacques Ouwerx, pour qui La Royale est « une réalisation privée, financée par des capitaux privés, sans aide publique ».
Concernant les relations tendues avec la municipalité de Villardonnel, Jacques Ouwerx assure ne demander qu’une chose : « Rencontrer M. Géri et discuter sereinement avec lui ». Ajoutant : « Je suis d’accord pour que le préfet organise une rencontre et joue un rôle de médiateur ».
La bonne volonté affichée par Jacques Ouwerx suffira-t-elle à dissiper le trouble qui entoure ce dossier ? Photo Nathalie AMEN-VALS

Séverine TROUCAT (L’Indépendant)

mais qui est donc Jacques Ouwerx ?

Édition du vendredi 27 novembre 2009

 

Carcassonne. La Royale : mais qui est donc Jacques Ouwerx ?

 

Une fois encore, Midi Libre a été jugé persona non grata à une conférence de presse organisée par Land Bridge Capital (LBC) et son « représentant » , l’énigmatique Jacques Ouwerx. Le même qui, depuis quatre ans, fuit tout contact avec notre titre…Une fois encore, les questions que nous souhaitions poser au « représentant » de LBC, concernant, notamment, le montage du pharaonique projet de La Royale , restent sans réponse.
Qui est donc Jacques Ouwerx, le créateur, le 26 mai 2004 à Carcassonne, de LBC, dont il a revendu la totalité des parts, le 2 février 2005, à Land Bridge Capital L imited, société d’investissement de droit anglais créée à Londres, trois semaines avant ?
LBC L td , selon le très officiel registre des sociétés immatriculées en Grande-Bretagne, est contrôlée à 100

% par la filiale d’un groupe financier hollandais , dont la société mère est un autre trust hollandais. Jacques Ouwerx ne semble exercer aucune fonction dirigeante dans l’une ou l’autre des sociétés qui les composent. De même, sa signature n’apparaît sur aucun des documents qui lient la commune de Villardonnel à LBC, concessionnaire du complexe de La Royale.
Quelle fonction exerce-t-il ? Qui représente-t-il ? Quel investissement porte-t-il ? Au regard d’un projet qui, plus que jamais, fait polémique, et dont l’impact sur le Cabardès est tout, sauf anodin, ces questions semblent légitimes. Le mieux placé pour y répondre est Jacques Ouwerx. Hier encore, celui-ci n’a pas paru très convaincant . Business man, sans doute. Communiquant, bof …

Vincent BOILLOT

Carcassonne. Sur le terrain judiciaire…

Édition du vendredi 27 novembre 2009

 

Carcassonne. Sur le terrain judiciaire…

 

Sur le terrain judiciaire Une procédure judiciaire a été lancée par la mairie de Villardonnel pour « prise illégale d’intérêt ». Elle vise les époux Zenoni, acquéreurs des terrains de « La Royale », revendus ensuite à LBC, alors que M me Zenoni était élue municipale. Le couple est convoqué au tribunal le 3 février prochain. « Ça ne nous concerne pas, rétorque Jacques Ouwerx. Nous sommes éclaboussés par ce climat mais nous attendons le résultat sereinement » .
Une deuxième plainte vient d’être déposée par la mairie pour « favoritisme » dans le choix de l’aménageur. Elle vise l’ancien maire Jean Miramond, le couple Zenoni, le conseiller général Francis Bels et LBC. « La procédure est en cours, nous ne la commenterons pas » , se contente de dire M e Morel.
Viennent s’ajouter les plaintes que

LBC annonce avoir déposées pour « diffamation ». Elles visent Daniel Géri, maire de Villardonnel, et le journal Midi Libre .

PROGRAMME et excuses

Plusieurs membres du bureau provisoire d’Anticor 11 sont préoccupés depuis le 17 octobre et en ce moment par la situation de leurs amis de la MAS de Lézignan regroupés au sein du collectif ASM « les mutés mutins ».

Vous pouvez découvrir leur problème sur leur blog que nous avons bien entendu accepté de mettre dans nos liens.

Ceci expliquant cela, la réunion du bureau provisoire en est retardée, la réunion publique prévue à Carcassonne aussi.

 Le Coordonnateur d’Anticor11 – Jean-Marc ALRIC -

Edition du 11 11 2009

Institutions localesGolf de Villardonnel : Marcel Rainaud se défend

Le président du conseil général nie avoir écrit la lettre de soutien au maire de la commune en 2006. L’auteur, un chargé de mission, a été sanctionné.
Je nie formellement être l’auteur de ce courrier » . Hier, Marcel Rainaud, président du conseil général de l’Aude était formel. Il n’a rien à voir avec la lettre de soutien au projet du golf de La Royale adressée, en septembre 2006, au président de la commission d’appel d’offres de Villardonnel, à savoir le maire. Ce courrier, signé Marcel Rainaud, est aujourd’hui versé au dossier de la plainte pour délit de favoritisme, déposée fin octobre par la nouvelle municipalité du village.
L’auteur sanctionné « J’ai appris l’existence de cette lettre dans la presse et

au début, je n’y ai simplement pas cru, explique Marcel Rainaud. Puis, j’ai lancé une enquête en interne et un de mes chargés de mission est spontanément venu me dire qu’il avait écrit et signé cette lettre. C’est une connerie monumentale ! J’ai pris le temps de la réflexion et je l’ai sanctionné. Il a été mis à pied pendant un mois ».
Reste que cette lettre existe et que, même s’il s’agit d’un faux, elle a pu influencer le dossier à l’époque. C’est ce que devra déterminer l’enquête en cours. Pour sa part, Marcel Rainaud se dit « serein » et reste à la disposition de la justice. Mais il se refuse à tout autre commentaire sur le dossier. « Je fais confiance à la justice », souligne le président du conseil général.
La justice est saisie En ce qui concerne sa position à l’égard du projet de golf de Villardonnel, il se défend de « lâcher » Francis Bels, conseiller général socialiste, fervent défenseur du projet et l’une des personnes visées par la plainte en délit de favoritisme : « J’ai toujours soutenu ce dossier, en toute légalité. Jusqu’à présent, personne ne m’a montré que ce projet avait des carences. Francis Bels est un élu de la majorité départemental, qui a beaucoup fait pour son canton et qui a ma confiance. La justice est saisie, ce sera à elle de trancher ».
Enfin, concernant la proposition du conseil municipal de Villardonnel de céder le projet au conseil général (lire notre édition d’hier), Marcel Rainaud refuse : « J’ai moi-même été maire d’une petite commune et je comprends les inquiétudes de M. Géri. Mais le conseil général est là pour soutenir les communes, pas pour se substituer à elles. Surtout dans le contexte actuel, avec la réforme des collectivités territoriales que prépare M. Sarkozy ».

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